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«Il n’existe pas d’application capable de remplacer une politique de santé publique» (CNRS le journal)

Le sociologue Antonio A. Casilli nous livre son regard sur l’utilisation d’outils numériques par de nombreux pays pour accompagner le déconfinement.

Membre de l’Institut interdisciplinaire de l’innovation et chercheur associé à l’Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain, vous étudiez depuis 2009 les effets des plateformes et des outils numériques sur la société et la vie privée. Alors que l’on commence à préparer le déconfinement en France, quels sont les différents scénarii observés dans le monde ?
Antonio Casilli : La première possibilité est de ne suivre que les personnes infectées et d’en restreindre la circulation. C’est le cas en Corée du Sud où les itinéraires des personnes contaminées sont reconstruits grâce aux données des mobiles et des cartes bleues. Hong Kong, quant à lui, impose désormais des véritables bracelets électroniques pour assurer le respect de la quarantaine par les personnes venant de l’étranger.