Post-doctorante ou Post-doctorant en Accès et gestion des données non persistantes dans le cloud/edge - CDD de 24 mois

Caractéristiques du poste :

Date limite : 3 octobre 2022
Localisation : 19 Place Marguerite Perey, Palaiseau 911240
contrat : CDD de 24 mois

 

Télécom Paris, école de l’IMT (Institut Mines-Télécom) et membre fondateur de l’Institut Polytechnique de Paris, est une grande école du top 5 des écoles d’ingénieurs généralistes françaises. Institution à « taille humaine » mais à forte composante internationale, Télécom Paris est reconnue pour sa proximité avec les entreprises. Cette école publique garantit une excellente employabilité dans tous les secteurs et apparait comme la 1ère grande école d’ingénieurs sur toute la verticale du numérique (des couches matérielles jusqu’aux usages).

Avec des enseignements d’excellence et une pédagogie innovante, Télécom Paris est au cœur d’un écosystème d’innovation unique, fondé sur l’interaction et l’importance du mode projet dans sa formation d’une part, et de l’autre part sur sa recherche interdisciplinaire. Ses enseignants-chercheurs sont affiliés à deux laboratoires de recherche: d’une part, le laboratoire LTCI qui est présenté par le HCERES comme une unité phare dans le domaine des sciences du numérique avec un rayonnement remarquable à l’international; et d’autre part, le laboratoire i3, Institut interdisciplinaire de l’Innovation (I3 – UMR 9217 du CNRS), qui poursuit un programme de recherche multidisciplinaire centré sur l’innovation dans le cadre d’une collaboration avec l’École Polytechnique et Mines ParisTech.

Basée à Palaiseau, au cœur du campus de l’Institut Polytechnique aux côtés de l’École polytechnique, de l’ENSTA, de Télécom Sud Paris et de l’ENSAE, Télécom Paris est également dotée d’un incubateur basé à Paris au cœur de l’écosystème français des start-ups.

Télécom Paris se positionne comme le laboratoire à ciel ouvert de tous les grands défis technologiques et sociétaux : intelligence artificielle, informatique quantique, IOT, cybersécurité, grands équipements numériques (Cloud), 5G/6G, Green IT.

CONTEXTE SCIENTIFIQUE

Dans les réseaux modernes et post-5G, la connectivité massive de dispositifs hétérogènes (des stations de base 5G aux minuscules dispositifs IoT) peut générer une grande quantité de données qui peuvent être stockées dans le réseau ou transférées à travers celui-ci. Dans les architectures hautement distribuées telles que le Mobile Edge Computing (MEC), les données peuvent être accessibles de manière omniprésente à partir de n’importe quel appareil du réseau, ce qui soulève des questions sur la manière d’accéder aux données et de les gérer. Par exemple, un flux de données (par exemple, les mesures d’un capteur IoT, ou un fichier envoyé vers un serveur distant) peut être généré localement au niveau du dispositif final, puis atteindre un serveur de périphérie ou de cloud, en fonction des contraintes du traitement requis. Un paradigme récemment adopté (appelé virtualisation des fonctions de réseau, ou NFV) exige que le flux de données traverse encore une ou plusieurs fonctions de réseau virtuelles (VNF) pour être traité à la périphérie ou sur le serveur cloud. À ce stade, le flux de données peut être stocké de manière persistante, soit dans le nuage, soit dans l’équipement de périphérie proche de la source réelle. Il est alors possible d’accéder aux données à partir de n’importe quel endroit du réseau, indépendamment de l’emplacement réel où les données seront conservées. Par ailleurs, les différents flux de données à traiter dans chaque VNF peuvent laisser des “traces” qui peuvent être supprimées une fois l’échange de bout en bout finalisé. En d’autres termes, cet état logiciel est stocké de manière non persistante dans un (ou plusieurs) VNF. Une approche fondée sur l’état logiciel est parfois préférable au stockage persistant commun. Par exemple, il peut être utile d’effectuer un prétraitement à la périphérie avant d’envoyer les données dans le nuage, afin de réduire la quantité d’échanges de données (ce qui diminue l’utilisation de la bande passante du réseau) ou l’occupation du stockage (ce qui limite la quantité de stockage nécessaire et réduit à la fois les coûts et l’empreinte carbone). Selon l’application, il peut même être possible d’empêcher les flux de données de quitter les composants périphériques dans le cas général, et de n’effectuer un échange vers le cloud que si une analyse fine est nécessaire (à titre d’exemple, nous pouvons considérer le problème de détection d’anomalies, ou la réaction suite à un signal d’alarme). Enfin, l’état logiciel stocké temporairement peut également être utilisé pour transporter des métadonnées sur la qualité de la connexion, des mesures supplémentaires sur le taux de trafic ou la bande passante du réseau et l’utilisation du CPU (ou d’autres ressources) des dispositifs traversés par le flux de données. Données éphémères Ce problème peut être modélisé comme un problème d’accès et de gestion de données éphémères, dans le sens où certains traitements peuvent se faire avec des données non persistantes qui n’existent que dans le contexte d’une interaction de bout en bout et peuvent être ensuite supprimées en toute sécurité. Notre objectif est de fournir une architecture pour l’accès et la gestion des données éphémères qui peut être utilisée pour accéder rapidement à l’état actuel des éléments du réseau, réagir aux pannes ou trouver l’allocation optimale des ressources. Cette approche s’accompagne de quelques défis. Tout d’abord, une surveillance continue à grain fin de l’état du réseau peut être nécessaire. En outre, en cas de défaillance du réseau d’une entité (généralement une machine virtuelle ou un conteneur), certaines données peuvent être perdues ou corrompues. Enfin, cet état souple peut encore laisser échapper des informations sensibles qui peuvent être utilisées par des entités externes malveillantes, et il est donc important de garantir la confidentialité et l’intégrité.

 

 

MISSIONS PRINCIPALES DU POSTE

1. L’objectif de ce post-doc est de concevoir et d’évaluer une architecture pour la génération, l’accès et la gestion des informations sur l’état logiciel dans les systèmes NFV. L’architecture doit avoir les caractéristiques suivantes

  • fournir l’interface pour générer les requêtes sur l’état soft au niveau du VNF ou du flux de données lui-même.
  • fournir les mécanismes pour gérer l’état soft : par exemple, comprendre quand les données éphémères peuvent être retirées en toute sécurité.

2. Comme cas d’utilisation, nous considérons le déploiement de certains algorithmes pour le partage équitable des ressources du réseau qui utilisent les données éphémères via l’interface fournie pour obtenir continuellement certaines informations du réseau.
3. Une preuve de concept devrait être déployée à la fin de la collaboration, avec une intégration potentielle dans une plate-forme expérimentale pour une analyse plus approfondie des expériences et des performances.

ACTIVITÉS PRINCIPALES

1. Assurer des missions de recherche dans le domaine des architectures réseaux à haut débit

  • Réalise des missions de recherche dans le cadre des contrats du Département dans le domaine des réseaux virtualisés
  • Participe et assure la réalisation des livrables des projets

2. Assurer des missions d’encadrement et de tutorat

  • Encadre des projets étudiants et des stages ingénieurs

3. Participer à la notoriété de l’Ecole, de l’Institut Mines-Télécom et de l’Institut Polytechnique de Paris

  • Publie les résultats de ses travaux de recherche
  • Réalise des présentations et des conférences
  • S’implique dans les sociétés savantes ou professionnelles
  • Entretient des relations étroites avec les institutions académiques, les centres de recherche et les entreprises

4. Divers

  • Participe à l’animation scientifique, pédagogique et de gestion du Département ou de l’Institution
  • Le cas échéant, dirige et gère les agents placés sous sa responsabilité ou sa supervision
  • Rend compte des activités et des résultats qui relèvent des missions dont il a la charge

 

 

Compétences, connaissances et expériences indispensables :
  • Connaissance théorique et pratique approfondie dans le domaine de la virtualisation des réseaux et des architectures des réseaux logiciels (NFV, containerisation, placement)
  • Maîtrise de l’anglais



Compétences, connaissances et expériences souhaitables :

  • Experience avec des outils de deploiement à très haut débit (DPDK, netmap, MoonGen)

Capacités et aptitudes :

  • Capacité à travailler en équipe, aptitude au dialogue et à la rédaction
  • Qualités relationnelles et pédagogiques
  • Aptitude à la synthèse
Niveau de formation :
  • Doctorat ou équivalent en Informatique et réseaux (Computer Science), ou en Ingénierie (Computer engineering)

 

 

MODALITÉS DE CANDIDATURE

Le dossier de candidature doit contenir :

  • un CV détaillé
  • une lettre de motivation
  • tout élément jugé utile à l’examen de la candidature

 

Informations complémentaires : 

Date limite de candidature : 12 août 2022

Type de contrat : CDD de 24 mois

Tous nos postes sont ouverts aux personnes en situation de handicap.