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Pourquoi se faire «unfriender» sur Facebook est si contrariant (Slate/Korii)

Ça fait mal, et l’ego n’est pas le seul à en prendre un coup.
Or, pointe Christophe Prieur, sociologue à Télécom Paris qui conduit des recherches sur la sociabilité et les usages des outils de communication : « Notre liste de contacts sur une plateforme de réseaux sociaux est un marqueur « objectif » de notre identité, au sens où c’est un objet concret, auquel tout le monde peut se référer; c’est presque administratif, ça objective la liste d’amis et le fait qu’on connaisse ces personnes. »
« Si l’on a fait le choix qu’une personne fasse partie de notre réseau, c’est parce que l’on considère qu’elle contribue à notre identité sur Facebook, à la représentation que l’on veut y donner de soi-même. »

Or, outre la collecte d’informations et la satisfaction de sa curiosité, rappelle Christophe Prieur, « Il y a une promesse des liens faibles: on se dit que, par ce biais, il peut nous arriver de la nouveauté, des informations inhabituelles, des occasions, des ouvertures… On rencontre quelqu’un de sympa dans une soirée, on l’ajoute comme amie, on sait bien qu’il y a de fortes chances que ça ne donne rien mais on veut se donner toutes les possibilités. C’est une sorte de bouteille à la mer. »

Image Tandem X Visuals via Unsplash