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Sommes-nous les esclaves d'Amazon, Facebook et Google ? (Le Point)

Les géants de la tech règnent sur nos vies en imposant parfois leurs lois. Sont-ils devenus trop puissants ? Faut-il les démanteler ?
« La puissance de ces sociétés se mesure par le nombre de leurs utilisateurs, le montant de leur capitalisation boursière, mais aussi par leur influence sur leur marché », explique le directeur de la chaire innovation et régulation à Télécom Paris, Marc Bourreau.

L’exemple du cloud d’Amazon

« Aujourd’hui, des dizaines de milliers de clients en France s’appuient sur Amazon Web Services, dont 80 % des entreprises du CAC 40 et plus de 75 % du Next 40 », nous explique Amazon. C’est aussi le cas de 80 % des entreprises du DAX allemand. Résultat, les éditeurs européens – récemment regroupés au sein du consortium Gaïa-X, ont du mal à résister. « C’est d’autant plus cruel que les solutions de cloud sur lesquelles les Big Tech s’appuient sont en grande partie nées en France, comme le gestionnaire de machine virtuelle Qemu, mis au point par le développeur Fabrice Bellard, le logiciel libre Docker, inventé à Télécom Paris, ou encore Scikit-Learn, une bibliothèque mise au point à l’Inria » [et répertoriée dans le centre de l’innovation par les logiciels libres de Télécom Paris], regrette Jean-Paul Smets, créateur du fournisseur de cloud libre Rapid. Space, basé à Paris.