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La culture est-elle désormais américaine ? (Radio Notre-Dame)

Avec Ludovic Tournès, Professeur d’histoire internationale à l’Université de Genève et auteur de « Américanisation : une histoire mondiale (XVIIIe-XXIe siècle) » (Fayard) et Olivier Fournout, Maître de conférences à Télécom Paris/IP Paris, chercheur à I3/CNRS et auteur de « La trumpisation du monde » (éd. Le Bord de l’eau).
Olivier Fournout : un des grands traits de la culture américaine est sa plasticité, le fait d’intégrer des injonctions contradictoires. Exemples : travailler à la fois avec les autres et contre les autres, jouer sur son image extérieure tout en étant investi intérieurement par son message, exceller dans un cadre tout en brisant le cadre, etc. Dans ce bain de prescriptions paradoxales, Trump est fidèle à lui-même : il est extrême.

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Image extraite de la couverture du livre « La trumpisation du monde » d’Olivier Fournout (éd. Le Bord de l’eau)

Pourquoi le monde adore Trump, y compris ceux qui le détestent

Pour se réinventer à l’âge post-Trump, post-corona, il faudra faire plus que battre Trump aux élections. Il faudra rompre avec la trumpisation ordinaire du monde qui nous abreuve de polémiques dans tous les sens, magnifie des egos surdimensionnés et nous prépare mal à la résolution collective des crises.

La trumpisation du monde. Pourquoi le monde adore Trump, y compris ceux qui le détestent, fait le lien entre un Trump monstrueux et structurel. L’auteur étudie le phénomène Trump comme aberrant, fou, imprévisible, mais reflétant en même temps une trumpisation ordinaire de nos sociétés qui va bien au-delà de sa personne ou de son personnage.

L’auteur en fait le symptôme banal, trop banal, du monde d’aujourd’hui.