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Omena : une appli co-créée par une diplômée accompagne les femmes à travers la ménopause

Les trois fondatrices d’Omena : Jane Douat, Hahyeon Park, Mathilde Neme (de g. à d.) – source L’ADN

Créée en juin 2021, Omena développe des solutions digitales afin d’éduquer les femmes sur leur santé et l’amélioration de leur bien-être.
Ses fondatrices sont Jane Douat, diplômée de Télécom Paris, Mathilde Neme et Hahyeon Park, diplômées de HEC Paris.

Alors que pour Omena, la ménopause est peu adressée, ni par le système de santé français, ni par l’écosystème entrepreneurial, l’application souhaite combler cette lacune en connaissances.

Voilà une belle illustration de la raison d’être de Télécom Paris : concevoir des […]  solutions numériques au service d’une société et d’une économie respectueuses de l’humain […].

Quatre questions à Jane Douat

Pourquoi avez-vous créé l’application Omena ?

L’approche de la ménopause, souvent autour de la cinquantaine, s’accompagne, pour beaucoup de femmes, de nombreux symptômes qui peuvent durer plusieurs années : bouffées de chaleur, insomnies, anxiété… La ménopause étant un sujet tabou et dont on parle peu, les premiers symptômes sont souvent une surprise pour les femmes qui ne savent pas où trouver de l’information et des solutions. Les médecins proposent parfois de suivre un traitement hormonal, mais celui-ci est seulement pris, à un moment de leur ménopause, par 6% des femmes, alors que 80% rapportent des symptômes gênants au quotidien.

Nous avons voulu faire d’Omena un guide pour les femmes qui traversent la ménopause, en regroupant les conseils hygiéno-diététiques que les médecins n’ont souvent pas le temps de donner en consultation, la possibilité de poser des questions à des praticiens et de l’information de qualité écrite par notre équipe de médecins.

En quoi votre formation à Télécom Paris a-t-elle été utile à cette création ?

À Télécom Paris, après l’année de tronc commun, j’ai suivi les filières Science des Données et Stratégie, Innovation et Marché puis complété mon cursus avec un échange à KTH, en Suède, où j’ai surtout suivi des cours de Machine Learning. À Télécom Paris, j’ai donc étudié des choses assez éloignées du développement d’applications mobile et de backend, mais suis sortie avec un socle de connaissances en informatique qui m’ont permis d’apprendre à coder en javascript rapidement.

En projet de première année, j’avais pour la première fois, avec mes équipes, créé des produits de zéro : un collier connecté pour chats et un contrôleur de lumière de soirée s’adaptant automatiquement à la musique. J’ai cependant vraiment appris à écrire du code en production (testé, déployé et en utilisant correctement des outils de gestion de code) en stage chez Padoa et en concevant Omena. J’inciterais d’ailleurs les nouveaux élèves à faire un stage de code appliqué assez tôt, par exemple à la fin de la première année, pour que l’expérience puisse leur servir pendant le reste de leur cursus et les aider dans leurs choix d’orientation.

Combien avez-vous d’utilisatrices ?

Après avoir testé notre proposition de valeur avec des POC (Proof of Concept) sur WhatsApp, Facebook et Slack, nous avons lancé une version bêta de notre application en septembre qui a compté 2500 testeuses ! Nous venons de lancer notre nouvelle application.

Quelles sont les perspectives de développement ?

Nous allons itérer sur notre application, en intégrant d’autres fonctionnalités, comme le tracking de symptômes, puis potentiellement lancer d’autres services autour de la ménopause. Il y a aujourd’hui en France peu d’initiatives pour aider les femmes à traverser cette période, tandis qu’on voit à l’étranger, et notamment dans les pays anglo-saxons, de nombreuses start-up se créer, de l’algorithme de prescription automatique de traitement hormonal aux compléments alimentaires.