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Sur la reconnaissance faciale, «il faut sortir d'un débat partisan», estime Valérie Fernandez (L'Usine Nouvelle)

(c) photo Dominique Fontenat (L’Usine Nouvelle).

La professeure à Télécom Paris et titulaire de la chaire de recherche identité numérique responsable appelle à débattre de la reconnaissance faciale à partir d’expérimentations pour en saisir tous les enjeux.

L’Usine Nouvelle. – Vous travaillez sur l’innovation responsable. Qu’est-ce que cela signifie ?

Valérie Fernandez Dans cette approche, la technologie n’est pas seulement vue comme un projet industriel, mais inscrite dans un projet sociétal. Cela invite à plus de transparence et de dialogue entre les différentes parties prenantes. Notre chaire a été créée il y a presque deux ans à l’initiative de Gemalto, racheté depuis par Thales. De plus en plus, les industriels veulent réfléchir à leurs pratiques, les enrichir et les mettre à distance grâce aux travaux de chercheurs externes, notamment sur les enjeux éthiques et sociétaux.

Pourtant, dans la reconnaissance faciale comme dans la 5G, on a le sentiment que les choix technologiques s’imposent au citoyen…

Ces technologies sont portées à travers des projets industriels trop peu ouverts aux préoccupations de l’utilisateur final, le citoyen. La réflexion sur leur développement devrait intégrer toutes les parties prenantes, y compris des représentants de la société civile. […]