Elles bougent en primaire : sensibiliser dès le plus jeune âge aux métiers scientifiques
lundi 4 mai 2026
Lancée en 2021, l’initiative « Elles bougent en primaire » vise à sensibiliser les élèves dès le plus jeune âge aux métiers scientifiques et techniques, tout en contribuant à déconstruire les stéréotypes de genre dès l’école primaire. Cette démarche s’inscrit pleinement dans les engagements de Télécom Paris, qui œuvre en faveur de l’égalité des chances, de la féminisation des filières d’ingénieurs et d’une meilleure représentation des femmes dans les métiers scientifiques et numériques.
« À Télécom Paris, notre action à la direction du pôle Transition sociale, Diversité & Inclusion consiste à agir dès le plus jeune âge pour élargir les horizons, rendre visibles les rôles modèles et construire un numérique plus inclusif et représentatif de la société. »
— Christelle Thomas, déléguée Transition sociale, Diversité & Inclusion de Télécom Paris, pilote opérationnelle de l’association Elles Bougent
Palaiseau de la découverte
À cette occasion, le 19 mars 2026, une classe de CM1 composée de 28 élèves a pu découvrir le campus de Télécom Paris à Palaiseau (Essonne) et ses infrastructures. Entre la visite de l’amphithéâtre Thévenin, la découverte d’un laboratoire de recherche animée par Chadi Jabbour, enseignant-chercheur, et ses doctorante et doctorant, ainsi qu’une plongée dans le monde de la fabrication numérique au Fablab, présentée par Mickael Bouhier, ingénieur R&D, cette journée a marqué les esprits des jeunes visiteurs.
« Les élèves ont été très réceptifs, posant de nombreuses questions avec un réel enthousiasme. C’est toujours un plaisir de voir de jeunes écoliers curieux et intéressés par la science et la technologie. »
— Yayi Lu, doctorante de l’Institut Polytechnique de Paris
« Ils étaient très curieux et très participatifs — plus que certains groupes de 3e et de 4e. Certains prenaient même des notes sans qu’on leur demande. Le fait de leur montrer des démonstrations avec lesquelles ils peuvent interagir semble beaucoup les stimuler. »
— Ghiles Medrar, doctorant en conception, modélisation et optimisation d’antennes fréquences RF et micro-ondes
« Leurs remarques surprenantes, leurs questions auxquelles on n’a jamais pensé et leur enthousiasme m’ont beaucoup touché. J’espère pouvoir en croiser dans 10 ans comme élèves de Télécom Paris. »
— Chadi Jabbour, enseignant-chercheur et expert en communications sans fil engagé dans la transmission des savoirs, associant recherche académique et innovation en vulgarisation scientifique : co-auteur de la bande dessinée Sur la même longueur d’onde avec Coline Weinzaepflen
Cette demi-journée, organisée par Habiba Mouckeytou, chargée de mission au pôle Transition sociale & écologique, a également été l’occasion d’échanges riches autour des parcours et des métiers. Les élèves ont partagé leurs aspirations : certains se projettent déjà dans des carrières d’ingénieur, notamment en intelligence artificielle, tandis que d’autres évoquent des métiers aussi variés que vétérinaire ou designer. Autant de perspectives qui témoignent de leur curiosité et de leur ambition.
Ils ont également bénéficié du témoignage d’Anne-Laure Lecointre, marraine de l’association Elles bougent et déléguée à la transition écologique de Télécom Paris, qui a partagé son parcours et encouragé les élèves à ne pas se fixer de limites dans leurs choix d’orientation.
« Je les ai trouvés à l’écoute, curieux et surtout très sensibles aux stéréotypes de genre qu’ils et elles observent déjà dans le monde qui les entoure. Une ouverture d’esprit qui montre combien il est important de poursuivre la sensibilisation à la diversité dès l’école primaire. »
— Anne-Laure Lecointre
« Ils sont rentrés ravis de cette expérience. Il faut dire qu’ils ont été très bien accueillis — ils retiendront les petits gâteaux et les boissons ! La visite des deux laboratoires a été très enrichissante : dans le premier, ils ont aimé les petites expériences en petits groupes, très ludiques, et dans le second, pouvoir manipuler des objets techniques était particulièrement apprécié, sans oublier les objets imprimés en 3D qu’ils ont conservés précieusement. Certains d’entre eux se voient déjà ingénieurs, et notamment des filles ! Pari réussi. Les parents accompagnateurs étaient eux aussi ravis de l’expérience. »
— Léa Louis, maîtresse de CM1
« En partant, nous avons reposé la question fatidique : « Que voulez-vous faire plus tard ? » — nous avions deux fois plus d’ingénieurs. Pari gagné, mais beaucoup reste à faire », rappelle Christelle Thomas, soulignant les enjeux persistants de mobilisation des jeunes filles vers les filières scientifiques.
Au-delà de la découverte des lieux, cette visite a permis aux élèves de mieux appréhender le monde de l’enseignement supérieur et de commencer à s’y projeter, laissant entrevoir de futures initiatives du même type pour continuer à ouvrir le champ des possibles dès le plus jeune âge.
Photos Elles bougent