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Pub sur ChatGPT : « OpenAI suit une logique classique de moteurs de recherche et de certains médias » (Libération)

Mathilde-Abel

Mathilde Abel (photo source LinkedIn)

Depuis le 24 août, les utilisateurs du robot conversationnel doivent faire avec les annonces publicitaires, à l’instar des autres plateformes en ligne. Pour Libération, la socio-économiste Mathilde Abel analyse le mécanisme qui pousse les sites à succès à réorganiser leur offre.

Pop-up qui surgissent, publicités qui envahissent l’écran, options autrefois gratuites désormais payantes : sur les plateformes numériques, l’expérience des utilisateurs se dégrade immanquablement à mesure qu’elles gagnent en popularité. Un phénomène que l’écrivain et journaliste canado-britannique Cory Doctorow a vulgarisé, en 2022, sous un terme qui ne s’embarrasse pas de nuances : la « merdification », de l’anglais enshittification.

Après les réseaux sociaux ou encore les plateformes de streaming, ChatGPT en offre un nouvel exemple. Depuis le 24 août 2026, des publicités sont intégrées en France et dans une trentaine de pays européens, dans la version gratuite et l’abonnement le moins onéreux. Auprès de Libération, Mathilde Abel, socio-économiste spécialiste des enjeux numériques et maîtresse de conférences à Télécom Paris, évoque «un mécanisme connu depuis vingt ans sur le plan économique. On retrouve la [petite] musique de “si c’est gratuit, c’est vous le produit”.» […]