Tomasz Blanc (DGFiP) : « Au cœur de l’État, une administration régalienne du numérique » (IT for Business)
vendredi 27 février 2026
Photo IT for Business
Dans les documents internes de la DGFiP, il y a une forme de franchise rare. On y lit noir sur blanc le poids de sa « dette technique » héritée d’années de sousinvestissements et la nécessité de faire une priorité de sa résorption. On y voit aussi travailler ce que Tomasz Blanc appelle une « administration régalienne », avec un SI profondément impliqué dans le fonctionnement du pays.
Depuis la fusion DGI-DGCP en 2008, la maison a tenu bon. Elle a absorbé le prélèvement à la source, la dématérialisation massive des démarches fiscales, la montée en puissance d’un cloud souverain interministériel, l’IA et ses premières applications, et se prépare désormais, avec les acteurs privés, à la prochaine réforme majeure de modernisation, la facturation électronique, qui va irriguer la DGFiP de milliards de données de facturation. « On a connu des années de vaches maigres, de ralentissement des chantiers de fond, raconte Tomasz Blanc. Aujourd’hui, l’usine tourne à plein régime. »