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Tomasz Blanc (DGFiP) : « Au cœur de l’État, une administration régalienne du numérique » (IT for Business)

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Photo IT for Business

La Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) administre l’un des SI les plus stratégiques de l’État : près de 800 applications, 5 000 agents, l’impôt sur le revenu, le prélèvement à la source, bientôt des milliards de factures électroniques. À sa tête, Tomasz Blanc raconte comment la DGFiP fait monter en puissance le cloud souverain Nubo, prend le virage de l’IA tout en résorbant la dette technique d’un SI de plus de quarante ans.
Entretien avec Tomasz Blanc, DSI chef du service des systèmes d’information de la DGFiP, diplômé de Polytechnique (1998), Télécom Paris (2003), docteur de l’Inria (2007).

Dans les documents internes de la DGFiP, il y a une forme de franchise rare. On y lit noir sur blanc le poids de sa « dette technique » héritée d’années de sousinvestissements et la nécessité de faire une priorité de sa résorption. On y voit aussi travailler ce que Tomasz Blanc appelle une « administration régalienne », avec un SI profondément impliqué dans le fonctionnement du pays.

Depuis la fusion DGI-DGCP en 2008, la maison a tenu bon. Elle a absorbé le prélèvement à la source, la dématérialisation massive des démarches fiscales, la montée en puissance d’un cloud souverain interministériel, l’IA et ses premières applications, et se prépare désormais, avec les acteurs privés, à la prochaine réforme majeure de modernisation, la facturation électronique, qui va irriguer la DGFiP de milliards de données de facturation. « On a connu des années de vaches maigres, de ralentissement des chantiers de fond, raconte Tomasz Blanc. Aujourd’hui, l’usine tourne à plein régime. »