Retour en vidéo sur cet événement emblématique :

Reportage

Interview
Cet entretien revient notamment sur son parcours et sa façon d’envisager la recherche. Michel Devoret y décrypte plusieurs décennies d’avancées scientifiques et technologiques qui contribuent aujourd’hui au développement de l’ordinateur quantique.
Cet échange a également été l’occasion de revenir sur ce qui fait avancer la recherche aujourd’hui : se poser les bonnes questions, expérimenter, accepter l’incertitude et laisser une place à l’inattendu sont des dimensions essentielles qui font progresser les connaissance scientifiques.
Un regard de chercheur et d’ingénieur sur la manière dont la connaissance scientifique se construit et se transforme en innovation.
Vidéos Les Michaud
Photo d’entête Lillygraphy
Michel Devoret a retracé le chemin qui relie les phénomènes quantiques observés dans des circuits supraconducteurs aux architectures contemporaines du calcul quantique. Au centre de ce parcours, les atomes artificiels supraconducteurs, systèmes conçus par l’humain, capables de porter et de manipuler des états quantiques.
La conférence a rappelé que l’ordinateur quantique ne naît pas d’une seule avancée technique, mais d’une succession de questions, d’expériences et de choix d’ingénierie. Les qubits supraconducteurs, la correction d’erreurs et le passage à l’échelle s’inscrivent dans cette continuité. Willow, mentionné dans le titre de l’intervention, situe l’actualité de ces travaux, sans en résumer à lui seul la portée.
Ce retour à Télécom Paris avait une résonance particulière. Michel Devoret y revenait comme diplômé, afin de partager avec la communauté de l’École une trajectoire scientifique qui relie formation, recherche fondamentale et développements contemporains du quantique. Le temps d’échange avec le public a prolongé cette discussion, dans un dialogue nourri par la présence de personnalités du domaine, parmi lesquelles Alain Aspect, Prix Nobel de physique 2022.
En co-organisant cette conférence, Télécom Paris et Télécom Paris Alumni ont donné à voir ce que peut produire un lien durable entre une école, ses diplômés et la recherche au plus haut niveau : une transmission directe, exigeante, sur l’un des champs scientifiques qui structurent aujourd’hui les technologies quantiques.