Le quantique séduit une nouvelle génération d'étudiants scientifiques avides de découvertes (L'Étudiant)
mardi 12 mai 2026
En 2026, la physique quantique n’est déjà plus de la science fiction et occupe une place centrale dans la recherche scientifique et les innovations technologiques. Elle est partout dans notre téléphone et est cachée dans les composants comme les processeurs ou les capteurs d’images. La médecine aussi utilise plusieurs technologies directement liées au quantique comme l’imagerie médicale avancée.
Pour les étudiants, ce domaine à la croisée des mathématiques, de la physique et de l’informatique suscite un intérêt croissant, et de plus en plus d’établissements ouvrent des formations spécialisées afin de répondre aux besoins de la recherche.
Un domaine pour passionnés
Le quantique est la branche de la physique qui décrit le comportement des particules, un domaine invisible à notre échelle, qui obéit à des règles très différentes de celles du monde quotidien.
Axel, 21 ans, suit le master QMI porté par Télécom Paris. Pendant deux ans, la vingtaine d’étudiants de sa promo vont développer des connaissances pour aborder les dimensions théoriques, mathématiques et informatiques de la révolution quantique.
« J’ai toujours aimé les mathématiques et l’informatique et j’ai été attiré par ce nouveau master. Nous suivons des cours généraux sur la théorie de l’information quantique par exemple. Tous s’appuient sur des travaux de recherche, datant de moins d’une dizaine d’années », témoigne le jeune étudiant. Son cours favori : le ZX-calcul, un langage graphique utilisé pour représenter et simplifier des circuits quantiques. […]
Axel effectue un stage de recherche à l’université d’Edimbourg (Écosse) après avoir pris contact avec les chercheurs de l’université dont il a étudié leurs travaux. Désormais, il continue à lire des articles et explore des sujets de plus en plus avancés dans le domaine. « J’en suis encore au début de mon stage, on peut se retrouver face à des sujets de recherche que personne n’a réellement creusés, c’est à la fois déroutant et excitant », soutient-il.
« La mécanique quantique reste encore un mystère, il reste beaucoup de choses à découvrir, contrairement à l’intelligence artificielle. Il est plus facile de pouvoir apporter sa pierre à l’édifice, c’est très stimulant », poursuit-il. Le jeune étudiant a d’ores et déjà reçu une proposition de thèse pour la rentrée au centre Inria de l’université de Lorraine. […]
Image d’entête : Détail d’une machine quantique, laboratoire QCMX (Quantum Circuits and Matter Lab)
© Jeremy Barande – École polytechnique